Prévention, préparation et contrôle du choléra au Kenya grâce à la cartographie des zones à risque, au génotypage, à l’évaluation de l’exposition et à des interventions WASH (eau, assainissement et hygiène) et de vaccination orale contre le choléra.

completed

Engagement communautaire - Surveillance de laboratoire - Vaccines - Water, Sanitation and Hygiene (WASH)

Kenya

Project timeline: 02/03/2020 - 31/12/2021

Chercheur principal : Pr Samuel Kariuki

Organisation / Institution : KEMRI

Bailleurs de fonds : Wellcome Trust

Résumé du projet

Les épidémies de choléra causées par Vibrio cholerae sont endémiques au Kenya et dans la région de l’Afrique de l’Est, représentant près de 10 % de tous les cas signalés en Afrique subsaharienne, et les taux de létalité restent supérieurs à 2,5 %, ce qui est inacceptable. Le choléra se propage par la consommation d’eau ou d’aliments contaminés par des matières fécales. Il est important d’étudier la relation entre la survenue du choléra en termes de foyers dominants et divers facteurs environnementaux et humains associés à ces foyers afin de gérer les cas et de prévenir de futures épidémies. Si diverses études ont recommandé des interventions WASH (eau, assainissement et hygiène) comme stratégie de lutte contre le choléra, les voies d’intervention critiques qui ont l’impact le plus significatif sur la santé publique ne sont pas connues.

La recherche actuelle vise à étudier les foyers identifiés lors d’épidémies précédentes et d’épidémies en cours au Kenya à l’aide de la technologie des drones afin de cartographier les zones nécessitant un échantillonnage immédiat, les risques d’exposition et les voies de transmission les plus critiques à surveiller. À l’aide des techniques SANIPATH pour identifier les facteurs environnementaux et humains critiques associés aux foyers épidémiques, nous déployons des techniques novatrices, notamment le séquençage du génome entier (WGS) et la bio-informatique, en partenariat avec les agences gouvernementales concernées qui mettront en œuvre nos techniques de détection et de suivi rapides de ces foyers épidémiques afin d’établir de manière innovante des mesures préventives contre l’émergence et la propagation de l’infection. L’analyse des données sera effectuée à l’aide de statistiques descriptives de base (pourcentages, moyennes, écarts-types, modes) et de la dernière version de la suite logicielle SAS (SAS Institute Inc.). L’approbation éthique a été demandée à l’Unité d’évaluation éthique scientifique (SERU) de l’Institut de recherche médicale du Kenya.

Résumé grand public

Le choléra est une maladie causée et propagée par des germes que l’on contracte en consommant des aliments ou de l’eau contaminés.

Nous enquêtons sur les zones des bidonvilles de Mukuru susceptibles d’abriter une forte concentration de ces germes, par exemple les égouts, les canalisations à ciel ouvert, les fermes et les chaînes d’approvisionnement en eau, etc. Nous utilisons des technologies d’imagerie satellite pour cartographier les zones à haut risque de choléra, puis nous prélevons des échantillons afin d’étudier la présence de ces germes dans le laboratoire du KEMRI. Cela permettra de prendre en charge les personnes atteintes de la maladie et de prévenir sa propagation à l’avenir.

Potentiel d’impact sur la santé publique ou la prise de décision en santé mondiale

Collaborer avec les gouvernements locaux et les communautés afin de prendre des décisions d’intervention fondées sur des données probantes, et concevoir et mettre en œuvre conjointement des campagnes WASH et/ou OCV adaptées au contexte local ; et

Renforcer les capacités des institutions universitaires régionales et des ministères de la santé en matière de recherche appliquée en santé publique afin de renforcer les programmes de prévention et de contrôle du choléra.

 

Co-investigateurs

Robert Onsare
Cecilia Mbae
John Kiiru
Susan Kavai

Principaux collaborateurs

Prof. Wondwossen Gebreyes, Ohio State University, USA
Prof. Christine Moe, Emory University, USA