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Prise en charge des cas - Surveillance épidémiologique - Water, Sanitation and Hygiene (WASH)
Project timeline: 31/03/2021 - 31/05/2022
Chercheur principal : Dr Paul Spiegel
Organisation / Institution : École de santé publique de l'Université Johns Hopkins (JHSPH), Centre pour la santé humanitaire
Bailleurs de fonds : USAID - United States Agency for International Development
Objectif
Évaluer l’efficacité de l’approche d’intervention ciblée par zone (CATI) dans la réduction de l’incidence des nouveaux cas lors d’épidémies de choléra. Ce faisant, déterminer les facteurs qui favorisent une mise en œuvre et des interventions optimales des CATI en vue de réduire le choléra dans les contextes humanitaires et les États fragiles.
But
L’objectif principal est de caractériser la relation entre le délai d’activation de la CATI (temps écoulé entre la présentation du cas dans un centre de traitement du choléra et le début de l’intervention CATI) et l’incidence du choléra dans la zone couverte par les interventions CATI. Les objectifs secondaires sont les suivants :
La recherche proposée sera menée lors de futures épidémies de choléra survenant dans des contextes humanitaires reconnus dans au moins deux pays différents ; les lieux seront sélectionnés en fonction de l’endroit où les épidémies de choléra se produisent et de la présence d’un partenaire de mise en œuvre du CATI. Les organisations qui mettent fréquemment en œuvre des interventions CATI lors de la lutte contre le choléra et qui ont accepté de s’associer à la JHSPH comprennent Action contre la faim, Solidarités International et Medair. Les pays en situation d’urgence humanitaire qui présentent un risque élevé d’épidémies de choléra sont notamment la République démocratique du Congo, le Nigeria, l’Éthiopie, le Mozambique et le Yémen, mais d’autres contextes humanitaires pourraient servir de lieu de recherche si une épidémie de choléra se déclarait et si l’un des partenaires de mise en œuvre susmentionnés intervenait avec une intervention CATI.
L’IRB de la JHSPH a classé cette étude comme une recherche ne portant pas sur des sujets humains. L’autorisation du gouvernement ou de l’IRB sera obtenue avant la conduite de la recherche.
L’équipe de recherche se rendra sur place dès que possible après la documentation du premier cas de choléra et commencera la collecte de données dès que possible. Si le déplacement vers le lieu de l’étude n’est pas possible pour des raisons de sécurité, l’équipe de recherche de la JHSPH mènera l’étude à distance par l’intermédiaire de l’organisation partenaire qui fournit une réponse CATI sur le terrain à l’épidémie de choléra.
Étant donné que l’objectif de la recherche est d’évaluer les CATI mis en place par les ONG en réponse à une épidémie de choléra, il n’est pas possible de recourir à un plan d’étude randomisé. Nous nous appuierons donc sur des groupes de comparaison qui se formeront naturellement, en fonction de l’ampleur de l’épidémie et des capacités de l’organisation d’intervention. Cela nécessitera une approche d’échantillonnage flexible.
Nous prévoyons que la comparaison principale portera sur la mise en œuvre rapide ou tardive des CATI (par exemple, à la fin de l’épidémie) ; toutefois, il est également possible que des zones où les CATI ne sont pas mises en œuvre soient utilisées comme groupe de comparaison [dans les épidémies où les capacités sont insuffisantes pour répondre à tous les cas]. D’autres points de comparaison peuvent inclure le délai entre la présentation du cas et la mise en œuvre du CATI : par exemple, CATI mis en œuvre dans les 24 heures, dans les 2 jours, dans les 3 jours, dans les 4 jours, etc.
La recherche proposée est une étude observationnelle des interventions mises en œuvre par des ONG en réponse à des épidémies de choléra (c’est-à-dire qu’aucune intervention n’est proposée). L’étude comprendra les éléments suivants :
Le choléra continue de représenter une menace majeure pour la santé publique mondiale et constitue un indicateur d’inégalité et de pauvreté, car il reflète le manque d’accès aux infrastructures de base en matière d’eau et d’assainissement. Le risque de propagation du choléra est particulièrement élevé dans les situations humanitaires et les contextes fragiles.
Le risque de transmission du choléra est plus élevé pour les membres du foyer où un cas de choléra a été détecté et pour les foyers voisins. Les interventions de masse visant à contenir les épidémies de choléra ne sont pas efficaces en termes de ressources. Les interventions préventives ciblant les ménages touchés par le choléra et leurs voisins se sont avérées efficaces lors des épidémies passées. Ces interventions sont souvent appelées « interventions ciblées dans les zones touchées » (CATIs). Les CATIs comprennent principalement des activités liées à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène (WASH), mais peuvent également inclure la surveillance épidémiologique et des services de santé (cliniques), principalement la vaccination orale et la chimioprophylaxie antibiotique.
Il existe peu d’études sur les meilleures pratiques et l’efficacité des CATI dans les contextes humanitaires. Cette étude vise à identifier les facteurs qui favorisent la mise en œuvre et les interventions optimales de ces CATI pour réduire le choléra dans les contextes humanitaires et les États fragiles. La conception de l’étude est axée sur l’observation des activités CATI des organisations partenaires qui interviennent en cas d’épidémie de choléra dans des contextes humanitaires ou fragiles connus.
Il existe peu de données sur les mécanismes, la composition, les interventions, le calendrier et l’efficacité des CATI dans les contextes humanitaires. La recherche proposée sur les CATI dans les contextes humanitaires se concentrera sur les variations dans la mise en œuvre et le calendrier des CATI, le suivi et l’évaluation, ainsi que la coordination et l’intégration, dans le but d’élargir les données disponibles pouvant être utilisées pour éclairer l’élaboration de directives opérationnelles pour les interventions CATI dans la lutte contre le choléra.
Chiara Altare, PhD, Assistant Scientist, JHBSPH Department of International Health and Center for Humanitarian Health
Andrew Azman, PhD, Associate Scientist, JHBSPH Department of International Health and Center for Humanitarian Health
Shannon Doocy, PhD, Associate Professor, JHBSPH Department of International Health and Center for Humanitarian Health
Gurpreet Kaur, MD, MPH, Research Associate, JHBSPH Department of International Health and Center for Humanitarian Health
Mustafa Sikder, PhD, Research Scientist, Institute for Health Metrics and Evaluation
Action Against Hunger
Action Contre Le Faim
Health Cluster
Medair
Solidarités International
UNICEF
WASH Cluster